Un panier de linge blanc lancé en fin de journée, une chaussette rouge oubliée au milieu, et c’est la catastrophe : vos draps, chemises et serviettes ressortent avec une teinte rose plus ou moins uniforme. Ce scénario, beaucoup de foyers le connaissent. Pourtant, dans la grande majorité des cas, il est possible de récupérer ces vêtements sans les abîmer, même lorsqu’il s’agit de tissus délicats. L’essentiel est d’agir vite, de choisir la bonne méthode de blanchiment et de respecter quelques règles simples pour éviter d’aggraver la situation.
Entre les produits naturels comme le bicarbonate, le vinaigre ou l’infusion de laurier, et les solutions plus puissantes comme le percarbonate ou l’eau de Javel, il existe tout un éventail d’options. Certaines demandent un peu de patience, d’autres offrent un résultat express, mais toutes reposent sur la même logique : décoller les pigments qui ont déteint avant qu’ils ne se fixent durablement dans les fibres. En parallèle, la bonne organisation de la lessive, le tri des couleurs et quelques réflexes de base permettent d’éviter que ce type d’accident ne se reproduise.
Dans ce guide, chaque technique est détaillée, illustrée avec des exemples concrets, comme celui de Claire, qui a réussi à sauver les chemises de travail de sa famille après un lavage mal trié. L’objectif est simple : vous donner des solutions claires, efficaces et adaptées à vos textiles, du torchon en coton au drap en percale, en passant par la robe en lin ou la taie d’oreiller en satin. Vous verrez aussi comment intégrer ces gestes dans votre routine maison, au même titre que l’entretien de votre terrasse ou de vos équipements, pour garder un intérieur propre et durable, sans exploser le budget.
En bref :
- ✅ Agissez immédiatement : isolez le linge déteint, rincez-le à l’eau froide et ne le passez jamais au sèche-linge 🔥
- ✅ Privilégiez d’abord les produits naturels (bicarbonate, vinaigre, laurier, citron) pour préserver les tissus délicats 🌿
- ✅ Réservez les solutions chimiques fortes (Javel, percarbonate) aux textiles résistants et 100 % blancs ⚠️
- ✅ Testez toujours votre méthode sur une zone cachée avant de traiter tout le vêtement 🧪
- ✅ Adoptez des réflexes de tri, de dosage de lessive et de préservation des couleurs pour éviter les récidives 🧺
Réflexes d’urgence pour récupérer un linge blanc déteint en rose
Lorsqu’un linge blanc déteint en rose sort de la machine, les premières minutes comptent énormément. Plus vous intervenez vite, plus les chances de récupérer les textiles sans dommage sont élevées. La chaleur, le temps de contact avec les pigments et le séchage jouent ici un rôle crucial, autant pour un simple tee-shirt en coton que pour des tissus délicats.
La première étape consiste à isoler immédiatement tous les vêtements touchés. Ne les laissez pas dans le tambour, ne les mélangez pas avec d’autres textiles. Posez-les dans une bassine ou une baignoire propre. Cette séparation évite que la couleur rose ne migre vers des pièces encore intactes. Dans le cas de Claire, par exemple, ce simple réflexe a permis de sauver deux housses de couette restées au fond de la machine, peu marquées par la décoloration.
Ensuite, rincez chaque pièce à l’eau froide. Ce rinçage permet d’éliminer l’excédent de pigments qui ne se sont pas encore totalement fixés. L’eau doit être bien froide, car l’eau chaude favoriserait au contraire la fixation de la teinture. Laissez couler l’eau quelques minutes sur chaque vêtement en pressant délicatement, sans tordre, pour ne pas abîmer les fibres ou déformer les coutures.
Un geste à proscrire absolument : le passage au sèche-linge ou le repassage avant traitement. La chaleur du tambour ou du fer agit comme un “vernis” sur la couleur qui a déteint. Une fois cuite, la teinte rose devient bien plus difficile à retirer, même avec un détachant puissant. C’est le même principe qu’une tache de vin rouge repassée : elle devient presque indélébile.
À ce stade, il est utile de faire un premier tri visuel. Repérez :
- 🎯 Les pièces très atteintes, intégralement teintées de rose
- 🎯 Les vêtements légèrement rosés, seulement sur quelques zones
- 🎯 Les textiles fragiles (soie, laine, dentelle, viscose) à traiter avec des méthodes douces
Ce tri va orienter le choix de la méthode de blanchiment et le temps de trempage. Un drap épais en coton supportera un traitement plus énergique qu’un chemisier en mousseline.
Pour vous aider à visualiser les priorités, voici un premier tableau récapitulatif des réactions à avoir dès la découverte du problème :
| 🧠Réflexes immédiats pour linge blanc déteint en rose |
|---|
| ✅ Sortir aussitôt le linge de la machine et l’isoler du reste |
| ✅ Rincer à l’eau froide pour éliminer le surplus de teinture |
| ✅ Ne pas utiliser le sèche-linge, ni repasser avant traitement |
| ✅ Repérer les tissus délicats et les séparer des textiles épais |
| ✅ Préparer rapidement une bassine de trempage avec une solution adaptée |
Une fois ces premiers gestes effectués, les fibres sont prêtes à recevoir un traitement adapté. La suite logique consiste à passer aux solutions naturelles, qui offrent souvent un excellent compromis entre efficacité et respect du textile.

Méthodes naturelles pour blanchir un linge blanc devenu rose
Les produits naturels sont souvent les plus rassurants pour traiter un linge blanc déteint. Ils respectent mieux les fibres, limitent les risques d’allergie et évitent les odeurs agressives. Pourtant, bien utilisés, ils sont très efficaces pour faire disparaître une teinte rose indésirable, même après un lavage complet en machine.
Le premier allié à connaître est le bicarbonate de soude. Dans une grande bassine, on dilue quelques cuillères à soupe de bicarbonate dans de l’eau chaude, puis on laisse tremper le linge plusieurs heures. Le bicarbonate agit comme un agent de blanchiment doux, qui aide à décrocher les pigments de couleur fixés en surface. Claire a ainsi réussi à sauver ses serviettes éponge, légèrement rosées, après un trempage de quatre heures renouvelé deux fois.
Autre solution star : le vinaigre blanc. Son acidité permet de neutraliser certains résidus de lessive et de décoller les teintures qui ont déteint. On le mélange à de l’eau froide ou tiède dans une bassine, en y plongeant les vêtements pendant une demi-heure à une heure. Une fois le trempage terminé, il suffit de rincer abondamment et de réaliser un nouveau cycle de lavage, de préférence seuls, pour ne pas risquer de nouvelle coloration.
Pour renforcer encore l’action de ces deux produits, il est possible de les combiner avec de la levure chimique. Une ou deux doses ajoutées à l’eau de trempage enrichie en bicarbonate augmentent légèrement l’action moussante et aident à dissoudre les pigments. Cette astuce est intéressante pour les vieux textiles jaunis ou rosis par des lavages répétés.
Voici un premier tableau synthétique des principales méthodes naturelles :
| 🌿 Méthodes naturelles pour récupérer un linge blanc déteint |
|---|
| âś… Bicarbonate de soude + eau chaude : trempage 3 Ă 4 h pour un blanchiment progressif |
| âś… Vinaigre blanc + eau froide : action rapide en 30 Ă 60 min sur la teinte rose |
| ✅ Bicarbonate + levure chimique : boost pour les cotons épais et serviettes |
| ✅ Jus de citron : application ciblée sur petites zones rosées |
| ✅ Lait chaud : réservé aux petites pièces légèrement décolorées 🧦 |
Le citron et l’aspirine constituent aussi une combinaison intéressante. Le jus de citron est appliqué directement sur les zones rosées, laissé au repos une heure, puis rincé. L’acide citrique qu’il contient joue le rôle d’agent éclaircissant. L’aspirine, dissoute dans de l’eau tiède, peut ensuite servir de bain pour terminer le travail sur certains cotons ou mélanges polyester.
Pour les petites pièces, comme des chaussettes de sport ou des sous-vêtements, le lait chaud surprend souvent par son efficacité. Trempés quelques minutes, rincés à l’eau froide puis lavés normalement, ces textiles retrouvent une teinte plus neutre. Cette méthode, moins connue, reste cependant à réserver à des tissus peu fragiles.
Ces solutions naturelles ont un point commun : elles respectent la structure des fibres, ce qui est précieux pour vos vêtements de qualité ou vos draps haut de gamme. Elles s’inscrivent aussi dans une logique de maison plus saine, comme lorsqu’on privilégie une entretien de terrasse à l’huile de lin plutôt que des produits agressifs. Un linge rattrapé avec douceur dure souvent plus longtemps qu’un textile traité à coups de produits trop forts.
Lorsque ces méthodes ne suffisent pas ou si la décoloration est très marquée, il est temps de passer à d’autres approches naturelles un peu plus ciblées, notamment avec l’eau oxygénée et les infusions de plantes.
Eau oxygénée, laurier et astuces douces pour tissus délicats
Certains vêtements ou linges de maison supportent mal les traitements agressifs. Pour ces tissus délicats, l’objectif est de récupérer la blancheur sans altérer la texture ni la tenue. C’est là qu’entrent en jeu l’eau oxygénée à faible concentration et les infusions de laurier, deux alliés intéressants lorsque le linge a déteint en rose.
L’eau oxygénée est souvent utilisée comme détachant pour le sang ou le vin, mais elle possède aussi un pouvoir de blanchiment modéré. Diluer une mesure d’eau oxygénée dans deux mesures d’eau froide permet de créer un bain dans lequel on plonge les vêtements pendant un quart d’heure à une demi-heure. Cette solution est adaptée au coton, au lin et à certains mélanges synthétiques, mais doit être testée auparavant sur une petite zone intérieure.
Pour un linge de lit légèrement rosé, par exemple, un trempage dans cette solution suivi d’un lavage doux en machine suffit souvent à retrouver une couleur proche de l’original. L’avantage est que l’eau oxygénée se décompose en eau et oxygène, sans laisser de résidus irritants, à condition de bien rincer.
Le laurier, lui, joue sur un autre registre. En faisant bouillir une dizaine de feuilles dans une grande marmite d’eau, on obtient une infusion dans laquelle le linge peut tremper jusqu’à ce que l’eau refroidisse. Cette méthode, issue de pratiques anciennes, fonctionne particulièrement bien sur les tissus en coton qui ont pris une teinte rose légère ou moyenne. Les pigments sont progressivement relâchés, tandis que les fibres sont assouplies.
Pour les plus fragiles, comme certains voilages, il est conseillé de limiter le temps de trempage et d’éviter toute manipulation brutale. Un léger brassage à la main, sans torsion, suffit. On rince ensuite à l’eau froide, puis on étend à plat ou sur cintre, loin du soleil direct pour ne pas jaunir le textile.
Voici une liste de bonnes pratiques spécifiques aux textiles sensibles :
- 🧵 Privilégier l’eau froide ou tiède, jamais bouillante
- đź§µ Utiliser des produits Ă faible concentration, en augmentant progressivement si besoin
- 🧵 Éviter le frottement intensif et les essorages violents
- 🧵 Faire sécher à l’ombre pour préserver la préservation des couleurs naturelles
- 🧵 Préférer les lavages à la main ou les programmes “délicat” de la machine
Cette façon d’approcher les choses rappelle la manière dont on traite un matériau noble sur une terrasse ou autour d’une piscine : on adapte le produit et le geste, comme on le ferait pour une terrasse en bois autour de la piscine, qui demande un soin différent d’un simple carrelage extérieur.
En résumé, l’eau oxygénée et le laurier offrent un excellent compromis pour qui souhaite prendre soin de son linge tout en corrigeant une erreur de lessive. Lorsque ces options ne suffisent pas ou si le linge est très marqué, il peut néanmoins être nécessaire de se tourner vers des solutions plus puissantes, en restant vigilant.

Solutions chimiques pour rattraper un linge blanc déteint en rose
Lorsque les méthodes naturelles montrent leurs limites, les solutions chimiques offrent un plan B efficace pour récupérer un linge blanc déteint de manière plus radicale. Javel, percarbonate de sodium et détachants spécialisés sont redoutables contre la teinte rose, mais demandent une grande prudence pour ne pas abîmer les fibres.
L’eau de Javel est sans doute le produit le plus connu. Elle ne doit cependant être utilisée que sur des textiles 100 % blancs, en coton ou en lin, dont l’étiquette mentionne clairement la compatibilité avec ce type de traitement. On la dilue dans une grande quantité d’eau chaude, en respectant les dosages indiqués, puis on immerge le linge quelques minutes en surveillant en permanence l’évolution de la couleur. Dès que le textile retrouve une blancheur satisfaisante, on rince longuement à l’eau froide pour stopper l’action du produit.
Le percarbonate de sodium est une alternative intéressante, plus respectueuse de l’environnement que la Javel. Il se présente sous forme de poudre à diluer dans de l’eau chaude. Le mélange libère de l’oxygène actif, capable de déloger les pigments responsables de la coloration rose. Un trempage de plusieurs heures, voire d’une nuit, suivi d’un lavage en machine, donne souvent d’excellents résultats sur les draps, serviettes ou nappes tachés.
Les lingettes anti-décoloration et les détachants spécialisés complètent cette panoplie. Utilisés lors d’un nouveau cycle de lessive, ils captent une partie des pigments qui circulent dans l’eau et limitent leur ré-adhésion sur les fibres. Associés à un programme intensif et à une bonne dose de lessive pour blanc, ils permettent parfois de rattraper en une seule fois un lot de vêtements légèrement rosés.
Pour bien choisir la méthode chimique, il faut tenir compte de :
- ⚠️ La nature du tissu (coton, synthétique, laine, soie…)
- ⚠️ Le niveau de décoloration (rose léger, moyen, très marqué)
- ⚠️ La valeur affective ou financière du vêtement
Sur un drap de tous les jours, on peut se permettre un traitement plus musclé. Sur une robe de cérémonie, mieux vaut commencer par des solutions plus douces, quitte à accepter un léger voile de couleur restant.
Ces produits chimiques restent des outils utiles lorsqu’ils sont utilisés avec discernement. Ils s’inscrivent dans une gestion plus globale de la maison, où chaque élément est entretenu avec une méthode adaptée à son matériau, comme on le ferait avec un crépi extérieur fragilisé ou un plastique à repeindre, à l’aide par exemple d’une peinture acrylique pour plastique bien choisie.
Avant de lancer ce type de traitement, il est essentiel de lire attentivement les étiquettes, de protéger ses mains et sa peau, et de ventiler la pièce. Une bonne utilisation des produits chimiques permet de leur tirer le meilleur, sans risquer d’endommager définitivement le linge blanc.
Organisation de la lessive et tri pour éviter les déteintes roses
Une fois un linge blanc déteint rattrapé, l’envie de ne plus jamais revivre cette mésaventure est bien compréhensible. C’est là qu’entre en jeu l’organisation de la lessive et le tri rigoureux des vêtements. En adoptant quelques automatismes, il devient rare de voir un blanc virer au rose.
Le premier pilier, c’est le tri. Séparer systématiquement les blancs des couleurs, mais aussi les couleurs claires des foncées, limite considérablement les risques. Un tee-shirt rouge neuf lavé avec des draps blancs est une invitation à la catastrophe. De même, certains textiles bon marché ou très saturés en pigments nécessitent plusieurs lavages séparés avant de rejoindre une tournée classique.
Le choix du programme de lavage et de la température joue également un rôle clé. Les lavages à basse température (30 °C ou 40 °C) réduisent la libération des pigments dans l’eau, ce qui diminue la probabilité de décoloration. Ils sont aussi plus respectueux de l’environnement et de la plupart des tissus. Une température plus élevée sera réservée aux textiles très sales ou au coton épais, avec des couleurs bien fixées.
La quantité de lessive, elle aussi, mérite de l’attention. Trop peu de produit ne nettoie pas correctement, trop de lessive laisse des résidus qui peuvent piéger les pigments qui ont déteint. Respecter les dosages indiqués, adaptés à la dureté de l’eau et au niveau de salissure, permet de trouver le bon équilibre.
Pour structurer ces bonnes pratiques, voici un second tableau récapitulatif :
| 🧺 Bonnes pratiques pour éviter qu’un linge blanc déteigne en rose |
|---|
| ✅ Trier les blancs, les couleurs claires et les couleurs foncées séparément |
| ✅ Laver les vêtements neufs colorés seuls lors des premières lessives |
| ✅ Privilégier les lavages à 30–40 °C pour la préservation des couleurs |
| ✅ Utiliser des lingettes anti-décoloration lors des lavages mixtes 🎟️ |
| ✅ Respecter les doses de lessive et choisir une formule spéciale blanc si besoin |
Au quotidien, cela peut se traduire par l’installation de plusieurs paniers à linge : un pour le blanc, un pour les couleurs, un pour les textiles fragiles. Cette simple organisation réduit les erreurs, surtout dans une famille où plusieurs personnes participent à la gestion de la maison.
Ce sens de l’anticipation rappelle ce qui se fait sur d’autres postes de l’habitat : gérer correctement l’entretien des extérieurs, surveiller l’état des joints de salle de bains ou des radiateurs, c’est éviter les mauvaises surprises et les réparations coûteuses. Appliqué à la buanderie, ce bon sens permet de conserver plus longtemps la qualité des vêtements, en limitant les épisodes de linge blanc rosé.
Erreurs fréquentes qui abîment les tissus en voulant les sauver
Face à un accident de lessive, la tentation de multiplier les essais et de “tout tenter” est grande. Pourtant, certaines pratiques bien intentionnées abîment les textiles plus qu’elles ne les aident. Les connaître permet de les éviter et de protéger durablement vos vêtements, même après un épisode de linge déteint.
La première erreur classique, c’est l’enchaînement de produits différents en très peu de temps. Mélanger plusieurs agents de blanchiment (Javel, vinaigre, percarbonate) peut provoquer des réactions chimiques dangereuses, dégager des vapeurs irritantes et fragiliser fortement les fibres. Il est préférable de choisir une méthode, de l’appliquer correctement, puis de laisser le linge reposer après rinçage avant de tester, si nécessaire, une autre option.
Beaucoup de personnes frottent vigoureusement les zones rosées, pensant accélérer la disparition de la teinte. Ce geste, surtout sur les tissus délicats, casse les fibres, crée des zones blanchies irrégulières et donne un aspect usé prématuré au textile. Mieux vaut privilégier le trempage et de légers mouvements de brassage.
Autre mauvais réflexe : monter la température au maximum en espérant “cuire” la couleur indésirable. Si la chaleur aide parfois certains détachants à agir, elle fixe surtout les pigments qui ont pénétré en profondeur. C’est particulièrement vrai pour les teintes rose issues d’un textile rouge ou fuchsia qui a dégorgé.
Il arrive aussi que l’on sous-estime l’importance du rinçage. Un textile mal rincé garde des traces de produits qui continuent à agir au fil du temps, ce qui peut rendre le tissu plus rêche, plus cassant ou légèrement jauni. Un bon rinçage à l’eau froide, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de mousse, reste un réflexe essentiel.
Voici une liste d’erreurs à éviter absolument :
- 🚫 Mélanger plusieurs produits puissants (Javel + vinaigre, par exemple)
- 🚫 Frotter fort les zones rosées avec une brosse dure
- 🚫 Faire bouillir le linge pour accélérer le blanchiment
- 🚫 Lancer immédiatement une nouvelle lessive très chaude sans rinçage préalable
- 🚫 Passer le linge au sèche-linge alors que des traces de couleur subsistent
En évitant ces pièges, vous augmentez considérablement la durée de vie de vos draps, nappes et vêtements. Un linge bien traité, même après un raté, conserve une bonne tenue et reste agréable à porter ou à utiliser, ce qui s’inscrit dans une démarche de maison durable et de consommation raisonnée.

Adapter la méthode de récupération selon le type de linge blanc
Un torchon en coton épais et une chemise en popeline fine ne réagissent pas de la même façon lorsqu’ils ont déteint. Pour vraiment récupérer un linge blanc qui a viré au rose sans abîmer les fibres, il est important de tenir compte de la nature du textile et de son usage.
Les cotons lourds (serviettes, draps, torchons) supportent bien les trempages prolongés et les produits un peu plus puissants, comme le percarbonate. Ils peuvent rester une nuit entière dans une bassine d’eau chaude additionnée de produit, à condition d’être bien rincés ensuite. Ces pièces, soumises à des lavages fréquents, sont souvent les plus faciles à remettre à neuf.
Les mélanges coton-polyester ou les coton légers, eux, s’en sortent bien avec des solutions intermédiaires : bicarbonate, vinaigre, eau oxygénée diluée. Ils craignent moins les déformations, mais peuvent se lustrer ou se ternir si on abuse des traitements chimiques.
Les tissus délicats (soie, laine fine, cachemire, dentelle) doivent rester sur des méthodes très douces : eau froide, vinaigre légèrement dilué, laurier tiède. Dans certains cas, surtout si la pièce a une grande valeur, le recours à un pressing professionnel peut même être le meilleur choix.
Enfin, le linge technique (sport, sous-vêtements respirants, textiles avec membranes) demande une vigilance particulière. Certains produits peuvent altérer les traitements imperméabilisants ou respirants. Il est donc conseillé de se référer précisément aux étiquettes et, en cas de doute, de limiter les expérimentations maison.
Cette adaptation des méthodes au type de textile permet d’éviter les mauvaises surprises. Un même accident de lessive ne se traite pas de la même façon sur un drap en coton et un chemisier en soie, et c’est cette nuance qui fait souvent la différence entre un linge sauvable et un vêtement perdu.
Préserver durablement la blancheur et les couleurs de son linge
Une fois le linge rattrapé, la question suivante se pose : comment éviter que cela ne se reproduise, et comment maintenir au quotidien la blancheur et la préservation des couleurs de vos textiles ? Cela passe par des gestes simples à intégrer dans votre routine, au même titre que l’entretien d’autres éléments de la maison.
D’abord, surveiller régulièrement l’état de vos vêtements colorés. Certains tee-shirts ou pantalons bon marché déteignent encore après plusieurs lavages. Les isoler de temps en temps lors des tournées à risque reste une bonne habitude. De même, inspecter la machine à laver (joints, tambour) pour s’assurer qu’elle ne retient pas de résidus de teinture ou de saleté est un réflexe à adopter.
L’utilisation ponctuelle de produits d’entretien spécifiques pour linge blanc (lessives dédiées, boosters de blancheur à base d’oxygène actif) peut aussi prolonger la luminosité des textiles. En veillant à rester raisonnable sur les quantités, ces produits complètent bien les méthodes plus naturelles utilisées au quotidien.
Enfin, le séchage a un impact souvent sous-estimé. Un linge exposé trop longtemps à un soleil direct peut jaunir ou se fragiliser. Étendre les draps et les serviettes à l’ombre ou au moins en évitant les heures de fort rayonnement aide à conserver un blanc plus net sur la durée.
Ces petites attentions, répétées semaine après semaine, permettent de garder une maison bien tenue avec des textiles propres, agréables et durables. Dans un intérieur où l’on prend soin de son linge comme de ses autres surfaces (terrasse, sols, revêtements), les accidents de linge blanc déteint deviennent de simples incidents gérables, et non plus des catastrophes.
Peut-on récupérer un linge blanc déteint en rose après séchage au sèche-linge ?
C’est beaucoup plus difficile, car la chaleur du sèche-linge fixe les pigments dans les fibres. Vous pouvez encore tenter des méthodes au percarbonate, au bicarbonate ou à l’eau oxygénée, mais le résultat sera souvent partiel. Pour les pièces importantes, il peut être utile de consulter un pressing professionnel.
Quel produit naturel privilégier en premier pour un linge blanc légèrement rosé ?
Pour une décoloration légère, le duo bicarbonate + vinaigre blanc est une excellente base. Commencez par un trempage au bicarbonate dans de l’eau chaude, puis enchaînez si besoin avec un bain au vinaigre blanc dilué dans de l’eau froide. Ces produits agissent en douceur et respectent la majorité des tissus.
La Javel est-elle toujours efficace sur un linge blanc qui a déteint ?
La Javel peut être très efficace, mais uniquement sur des textiles 100 % blancs et compatibles (vérifiez l’étiquette). Elle ne fonctionne pas sur tous les pigments et peut fragiliser certaines fibres. Il est préférable de la considérer comme une solution de dernier recours, après avoir essayé des méthodes plus douces.
Combien de temps laisser tremper un linge blanc déteint dans une solution naturelle ?
Tout dépend du produit et de l’intensité de la teinte rose. En général, comptez entre 30 minutes et 4 heures pour le bicarbonate, le vinaigre ou le laurier. Pour le percarbonate de sodium, le trempage peut durer une nuit, mais uniquement sur des textiles résistants. Surveillez régulièrement l’évolution de la couleur.
Les lingettes anti-décoloration empêchent-elles totalement les déteintes ?
Elles réduisent fortement le risque, mais ne garantissent pas une protection absolue, surtout avec des vêtements très neufs ou fortement pigmentés. Elles doivent être utilisées en complément d’un bon tri du linge et de programmes adaptés, et non comme unique mesure de prévention.

